Politicien kurde en grève de faim interdit aux médecins toute mesure sauvante sa vie

 

Zürich, le 21. Mars 2007

Communiqué de presse

Le premier février 2007, Mehmet Esiyok a entamé une grüve de faim illimitée, après être mis en connaissance de la décision du tribunal fédéral sur la procédure d’extradition du 23 janvier 2007 par son avocat.
Le 16 mars, après 42 jours de grève de faim, il a été transféré au compartiment carcéral de l’hopital universitaire de Berne (Inselspital). Il continue à refuser de s’alimenter. Hier, il a signé en présence de son médecin de confiance et son avocat un ordre écrit, qui interdit aux médecins traitants toute alimentation forcée en cas d’une perte de conscience.

Ainsi, Mehmet Esiyok proteste contre la décision du tribunal fédéral et la politique Suisse en général. Pour le politicien, qui s’est engagé depuis des années pour la cause Kurde, d’être traité comme un criminel ordinaire ou même en terroriste est incompréhensible – et pour cause. Au lieu de le protégér de la pérsecution par la Turquie, l’état Suisse agit comme main-d’oeuvre pour l’oppression Turque dans le cadre de sa guerre contre la population Kurde. Mehmet Esiyok est emprisonné depuis 15 mois en Suisse. En dernière conséquence, il accepte le danger de nuire à sa santé et même la mort pour maintenir sa position politique et pour échapper à l’extradition en Turquie.

Le comité Mehmet Esiyok le soutien de tous ses moyens afin de corriger la décision irritante du tribunal fédéral et pour l’aider à acceder à son statut de réfugié justifié. A coté du recours encore ouvert contre la décision négative sur sa demande d’asile,une plainte adressée au comité contre la torture de l’ONU à Genève et à la cour européenne des droits de l’homme à Strassbourg est en train d’être préparée.

Nous demandons les autorités Suisses de donner un signe clair qu’ils respecteront les jugements du comité contre la torture et de la cour européenne des droits de l’homme et qu’ils ne créeront pas des faits irrévoquables par une extradition précipitée. Mehmet Esiyok doit pouvoir profiter de tous les moyens juridiques en attendant les décisions en Suisse.

Une grève illimitée mène dans un délai très court à la mort de l’emprisonné. En agissant ainsi, la Suisse ne serait pas obligée de corriger la décision du tribunal fédéral du 23 janvier 2007. Nous exigeons que Mehmet Esiyok puisse continuer à vivre en bonne santé et en liberté. Avec sa grève de faim illimitée, il met sa santé et sa vie en danger, et empêchera en même temps par sa mort précipitée d’utiliser tous les moyens juridiques possibles.

C’est pour cette raison que nous prions Mehmet Esiyok d’interrompre sa grève de faim illimitée.Nous sommes conscients que cette mesure pourrait nuire à notre relation de confiance. Nous espérons que cette argumentation ouverte correspond finalment à la solidarité qu’il attend de nous dans sa situation.

Nous demandons la liberté pour Mehmet Esiyok!