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Wenn Schugger das Jagdfieber packt ...
Wildwest im Elsass Presse-Archiv 7 
Index Presseartikel Hercouet

Die Untersuchung läuft weiter ....

Blick 3.09.2001 Rückendeckung für Basler Polizisten

BASEL - Der Verband Schweizer Polizeibeamter steht hinter den Basler Polizisten, die Autodieb Michel Hercouët (28) mittels Kopfschuss töteten (BLICK berichtete): «Wir lassen sie nicht fallen», sagt Generalsekretär Jean-Pierre Monti (55).

Vom Verband bekommen die Polizisten rechtliche, psychologische und moralische Unterstützung. «Innerhalb von Sekundenbruchteilen kann man in eine solche Situation geraten, die sich kein Polizist wünscht», sagt Monti.

Deshalb appelliert der Generalsekretär: «Es darf zu keiner Vorverurteilung kommen, solange die Untersuchung läuft.» Aber auch ihm ist klar: «Sollte die Justiz Fehler feststellen, muss man zu ihnen stehen.» Für Rodolphe Hercouët, den Vater des erschossenen Autodiebes, stehen diese Fehler ausser Frage: Er will die Polizisten verklagen, denn sie hätten sich nicht in einer Notwehrsituation befunden, sagte Hercouët im SonntagsBlick.

Trotzdem will Generalsekretär Monti nichts wissen von einem Imageproblem der Polizei: «Generell leisten wir gute und professionelle Arbeit.» Aber Verbesserungen sind offenbar möglich: Der Basler Polizeidirektor Jörg Schild lässt jetzt die Ausbildungspraxis der Polizisten überprüfen.
adrian jäggi

L'Alsace 4.09.2001 Bavure : reconstitution

Le juge d'instruction mulhousien Jacques Bourguignon organisera vendredi 14 septembre prochain à 20 h à Saint-Louis la reconstitution de la bavure qui a coûté la vie à Michel Hercouët, 28 ans, de Blotzheim, le soir du jeudi 23 août dernier. Rappelons qu'après une course-poursuite avec une patrouille de police à Bâle, il avait perdu le contrôle de la voiture volée qu'il conduisait, et que deux policiers suisses avaient ensuite tiré 18 balles, alors qu'ils se trouvaient déjà en territoire français depuis presque une centaine de mètres. Michel Hercouët, se trouvant au volant de l'auto et ayant à ses côtés sa compagne Lætitia Gugenberger, 24 ans, et leur bébé de onze semaines, a été atteint mortellement par l'une d'elles dans la tête. Me Thierry Moser, l'avocat des deux policiers suisses mis en examen pour coups mortels, s'est déclaré satisfait que la reconstitution du drame se fasse très rapidement. Il est probable, estime-t-il, qu'elle se fasse aussi en présence de l'expert en balistique qui devrait être nommé officiellement d'ici là. Il a également souligné que la police bâloise, dont il a rencontré samedi à Bâle l'état major, coopère en toute loyauté à l'enquête judiciaire. Mlle Lætitia Gugenberger, partie civile dans le dossier, participera également à cette reconstitution, avec son avocat mulhousien Me Bernard Burner. Elle a été entendue hier après-midi, en compagnie de son défenseur, par le juge Bourguignon, en précisant sa version, qu'elle avait livrée en exclusivité dans nos éditions du 26 août, expliquant que les policiers avaient tiré alors qu'ils ne se trouvaient absolument pas en légitime défense.

L'Alsace 5.09.2001 Bavure: les parents partie civile

Les parents de Michel Hercouët, 28 ans, de Blotzheim, abattu par la police suisse le soir du 23 août au volant d'une voiture volée, après une course-poursuite à Bâle et alors qu'il se trouvait déjà en territoire français à Saint-Louis, se sont également constitués partie civile dans le dossier judiciaire. L'acte de constitution a été remis lundi au juge d'instruction mulhousien Jacques Bourguignon, par Me Pierre Pawlas. Cet avocat mulhousien indique que cette démarche, qui permettra aux parents de la victime d'avoir accès au dossier, « est motivée par l'état de choc provoqué par les moyens employés par les deux fonctionnaires de la police cantonale de Bâle pour interpeller Michel Hercouët et par les explications qui ont été fournies par ces deux fonctionnaires par l'intermédiaire de leur avocat, Me Moser ». Pour eux, les policiers ne pouvaient ignorer la présence de sa compagne, Lætitia Gugenberger, et de leur bébé dans la voiture. Les parents de la victime « entendent également recueillir des explications claires quant au délai qui s'est écoulé entre les coups de feu et l'appel des secours ». Ainsi que nous l'avons annoncé dans notre édition d'hier, la reconstitution du drame aura lieu le vendredi 14 septembre. Ce devrait être une confrontation directe, sur les lieux, entre les policiers suisses dont les deux mis en examen pour coups mortels, et Lætitia Gugenberger. La jeune femme, également partie civile et défendue par Me Bernard Burner, affirme que les policiers n'étaient absolument pas en état de légitime défense lorsqu'ils ont tiré 18 coups de feu vers la voiture.
J.-M.S.

L'Alsace 8.09.2001 Après le drame de Bourgfelden

La course-poursuite qui s'est terminée par la mort d'un voleur de voiture, abattu sur le territoire français par la police suisse, a suscité de vives réactions dans la région.

L'AFFAIRE de Bourgfelden, dont nous avons rendu compte dans notre journal notamment les 25 et 26 août, nous a valu de nombreuses lettres, trop nombreuses pour que nous puissions les publier toutes, même en négligeant les anonymes, comme à l'habitude plus tranchées que les autres. Mieux vaut, nous semble-t-il, tenter une synthèse des opinions et sentiments qui s'y expriment. En fait, ces lettres peuvent être classées, selon leur contenu, en trois catégories d'analyses. Il y a ainsi celles où se trouve surtout exprimée de la sensibilité à la mort d'un homme, fut-il un délinquant, et aux conséquences familiales de cette « bavure » (le terme nous est reproché ici ou là) ; celles où l'on comprend l'action policière jugée nécessaire, souvent dans une perspective sociale ; celles, enfin, où l'on est critique à l'encontre des procédés d'une police suisse qui se croirait « transfrontalière ». Diversités d'approches, donc, d'un drame, dont la plupart de nos correspondants soulignent le caractère d'exception.

La compassion

Dans la lettre de M. R.K., de Mulhouse, se trouvent - avant des considérations sur la mentalité helvète - assez bien résumées les interventions de ceux qui pensent que la vie d'un homme vaut plus qu'une voiture : « Malgré mon éducation très stricte et mes valeurs morales, j'ai éprouvé la première fois de mon existence de la commisération pour une personne qui bafoue les valeurs qui nous maintiennent dans le droit chemin. Je ressentais vraiment de la pitié pour ce jeune homme tué d'une balle dans la tête. La méritait-il ? c?s Je suis triste pour les parents de Michel Hervouet, malgré le fait qu'ils approuvaient et indirectement se montraient complices vis-à-vis de ces vols de voiture. Triste pour sa compagne, qui, d'après la photo, est une toute jeune femme. Triste pour Samuel, son enfant qui aura désormais un handicap qui détruira peut-être sa future vie d'adulte. Un bébé dont l'avenir est faussé au départ ».

La condamnation


Les lieux d'un drame qui a suscité
de nombreuses réactions.
La plupart des lettres soulignant que s'il y a eu « bavure » il y a d'abord eu vol, débutent par la reconnaissance de la gravité de la « sanction » qu'a subie le jeune voleur. « Toute opération qui se termine par un décès est, bien entendu, regrettable, même s'il s'agit d'un voleur. » (M. F.L. Huningue). « Est-ce que la vie d'un homme ne vaut pas plus qu'une voiture volée ? Posée ainsi, la réponse ne peut qu'être positive », assure d'entrée M. P.E. d'Oderen, qui estime aussitôt qu'il « y a des limites aux vols et surtout à leur présentation », entendant par là l'importance donnée à la présence de femme et enfant dans la voiture : « Est-ce que cette mère c?s ne prend pas des risques calculés ? Faut-il faire un tel plat parce qu'elle risquait d'être tuée ? ». M. B.M. (par mail) partage le même sentiment quant à la « banalisation des vols et autres larcins. » S'il « regrette, bien sûr, le décès du jeune » il ne s'en élève pas moins contre la mise en cause « systématique et a priori les forces de l'ordre - fussent-elles suisses - en France ». Sur un mode un peu plus véhément, M. F.K, de Mulhouse, ne dit pas autre chose : « Nous vivons dans une société qui a des règles. c?s Si la police ne peut plus faire son boulot, c'est la fin de la liberté et le règne du banditisme qui revient au galop ». Après s'être interrogé sur la responsabilité de la compagne du jeune voleur qui « accuse la police d'avoir mis en danger son enfant, situation qu'elle a elle-même provoquée en acceptant de participer au vol de la voiture », M. N. H. (par mail) estime que le débat est le suivant : « Si la société prône aujourd'hui la liberté individuelle, qu'en est-il de la mise en jeu de la responsabilité individuelle des personnes qui, comme dans l'affaire qui nous occupe, ont pensé pouvoir jouer "au gendarme et au voleur" en refusant d'en accepter les conséquences, si imprévisibles et tragiques fussent-elles ? ».

La police suisse

Gendarmes et voleurs, justement. Le plus grand nombre de lettres et de mails tourne autour des circonstances de cette « interception » suisse en France. Si Mme B.H., de Saint-Louis, trouve que « bien des délits seraient évités avec plus de surveillance nocturne aux passages des frontières vertes et que, dans notre région frontalière, les forces de l'ordre puissent circuler plus librement d'un pays à l'autre », la plupart de nos correspondants fustigent le comportement des policiers suisses. Sans nier l'origine de cette « bavure », mais de façon souvent virulente. M. S.P. (par mail) trouve « l'attitude de la police bâloise scandaleuse » et ne voit pas « où il y a légitime défense, d'autant plus que le jeune homme c?s n'avait apparemment pas d'arme. » Ce travailleur frontalier se dit persuadé qu'une « bavure de la part des autorités françaises aurait été considérée comme un délit et aurait sûrement été répréhensible ». Critique de la police helvète, encore, de la part de M. V.M., de Colmar, de M. G.G. (par mail) et de M. A.W., ressortissant suisse vivant en France.
DR

BaZ 17.09.2001 «Reconstitution» der Polizeischüsse

Die französische Justiz stellte am Freitag den Fall von Michel Hercou‘t nach, der am 23. August durch Basler Polizeikugeln starb. Das nennt sich «Reconstitution» und soll Licht in einen heiklen Fall bringen.

St-Louis/Basel. Am Freitagabend führte die französische Justiz aus, was bei schweren Delikten den Hergang beleuchten soll: Der Untersuchungsrichter stellte das Drama vom 23. August am Tatort nach. In jener Nacht, einem Donnerstag, verfolgte eine Basler Polizeistreife einen Autodieb bis ins grenznahe Frankreich. Am Ende dieser Jagd gaben zwei Polizisten 18 Schüsse auf das Fluchtauto ab. Der Fahrer, Michel Hercou‘t (24), wurde in den Kopf getroffen und starb. Seine Freundin Laetitia Gugenberger (24) und ihr Baby blieben auf dem Beifahrersitz körperlich unversehrt.
Was dazu geführt hat, dass die Polizisten ein Trommelfeuer eröffneten, bleibt nach wie vor im Dunkel der Todesnacht. Untersuchungsrichter Jacques Bourguinion ordnete deshalb eine so gennante «Reconstitution» an. Dabei handelt es sich um einen Ortstermin, bei dem Kläger und Beklagte am Tatort ihre Versionen der aufzuklärenden Geschehnisse «nachspielen». Die Richter macht sich so ein plastisches Bild der Umstände. Das Protokoll dieses Lokaltermins ergänzt das Ermittlungsdossier. Aufgrund dieses Dossiers wird gegen die Polizisten Anklage erhoben - oder eben nicht.

Tragödie nachgespielt

Am letzten Freitag gegen 20 Uhr: Die Gegend rund um die Wegverzweigung, wo Hercou‘t den Tod fand, ist abgeriegelt. Die Polizei von St-Louis, die Gendarmerie Nationale und die Basler Polizei haben auf sämtlichen Zugängen zum Tatort Strassensperren errichtet. Auch für die Presse gibt es kein Durchkommen. Der Tatort befindet sich nur wenige Gehminuten von der Grenze Burgfelden entfernt, am Rande einer Ansammlung von Schrebergärten. Um 20 Uhr wird die Dämmerung zur Nacht. Die französischen Medien sind zahlreich erschienen. Einige Reporter versuchen, einen Durchschlupf zu finden. Es ist aber aussichtslos: «Personne ne passe», sagen die Gendarmen.
Jenseits der Barrieren, in etwa 400 Meter Entfernung, sieht man einige Lieferwagen der Polizei. Blitzlichter flammen zuweilen auf. Man vermutet einen ziemlich grossen Aufmarsch von Beamten. Wie sich später herausstellen wird, drängen sich rund drei Dutzend Personen um den Ort, wenn Laetitia Gugenberger als Zeugin und Nebenklägerin und die Basler Polizisten B. M. (37) und R. V. (24) - alle in Begleitung ihrer Anwälte - jene tragischen Augenblicke nacherleben. Die Zeugin wird nach rund zwei Stunden Lokaltermin schweigend und mit verweinten Augen den Schauplatz verlassen.

Wie auf Film-Set

Die Atmosphäre ist fiebrig. Über den Köpfen ziehen immer wieder Flugzeuge vom EuroAirport in den Himmel. Während der Warterei wird der Fall von den Journalisten nochmals durchdiskutiert. Man ist sich einig, dass es sich um eine politisch heikle Affäre handelt. Mancher wundert sich, warum der Staatsanwalt, Michel Senthille, keine Untersuchungshaft beantragt hat. Er hat seine Vorwürfe gegen B. M. und R. V. sehr hart formuliert: «Mutwillige Gewalt mit unbeabsichtigter Todesfolge, begangen von Beamten der öffentlichen Behörden in Ausübung ihres Amtes» - so lautet der vorläufige Tatbestand. Obwohl er also von einem schweren Delikt ausgeht, hat der Staatsanwalt keine Zwangsmassnahmen wie Untersuchungshaft, Meldepflicht oder Kaution angeordnet. Offensichtlich will Senthille, der angeblich politisch höhere Weihen anstrebt, keinen diplomatischen Zwischenfall mit der Schweiz riskieren.
Kommt es zum Prozess, müssen die Basler vor ein Geschworenengericht. Bourguinion könnte den Tatbestand vermindern.
Lange passiert überhaupt nichts. Ein Polizist mit Schäferhund stellt sich für die Kameras in Pose. Dann, kurz nach zehn Uhr, ist die Reconstitution vorbei. Die beiden Basler nehmen unerkannt einen Nebenweg in die Schweiz zurück. Staatsanwalt und Richter verlassen den Ort kommentarlos. An der Sperre stellen sich die Anwälte von Laetitia Gugenberger und Hercou‘ts Vater, Bernard Burner und Pierre Pawlas, der Presse. «Die Reconstitution ist völlig normal verlaufen», erklärt Burner. Sie habe gezeigt, dass die Polizisten gesehen haben mussten, dass sich eine junge Frau im Wagen befand. Die Anwälte geben sich sehr vorsichtig, fast kleinlaut: «Wir sprechen noch nicht von einer bavure.» Als «bavures» gelten unerlaubte Brutalitäten der Polizei.
Mittlerweile sind die Barrieren abgebaut. Am Tatort sieht man, mit wie viel Aufwand der Lokaltermin betrieben worden ist. Noch immer sind zwei Dutzend Beamte anwesend. Zahlreiche Scheinwerfer werden abmontiert. Ein grosses Zelt ist errichtet worden. Offensichtlich hat ein Ballistikexperte mit «Laser-Pistolen» Versuche durchgeführt. Videoaufnahmen sollen gemacht worden sein. Eine «Reconstitution» erinnert an einen Film-Set.

Abweichende Versionen

Thierry Moser, der Anwalt der Polizisten, erwartet gelassen die Medien. Gross und hager spricht er unvergleichlich selbstbewusster als die Gegenpartei und macht klar, warum er in Mulhouse als Star unter den Strafverteidigern gilt. Er erläutert die zwei Thesen, die geprüft worden sind. «Die Version der jungen Frau ist entkräftet, die Theorie der Basler Polizisten ist gestärkt worden», so Moser rundweg. Auf Ungereimtheiten, die ihm von den Reportern präsentiert werden, will Moser nicht eingehen. - Auffällig ist, dass beide Versionen von jener, die Staatsanwalt Senthille etabliert hat, deutlich abweichen. Beide Parteien könnten offensichtlich zwischen Einvernahme und Lokaltermin ihre Aussagen modifiziert haben.
Matthias Wyssmann

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